Le but affiché par le sommet de Copenhague était de réduire les émissions de CO2 de la planète. Or c’était là un objectif inaccessible, non par manque de volonté politique, mais pour de simples raisons physiques :
La Chine va accroître ses émissions de plus de moitié d’ici 2020. Elle construit sans discontinuer une ou deux centrales à charbon de très forte puissance chaque semaine, et son parc de voitures et de camions va encore tripler d’ici 2020. Elle se dote même d’une industrie aéronautique. Est-ce pour laisser ces centrales inutilisées, ces véhicules au garage, et ces avions au sol ?
Les 4 milliards d’habitants de l’Inde, du Brésil, de l’Indonésie et du reste du monde émergent suivent le même chemin. Du fait des projets en cours de réalisation, leurs émissions vont également progresser à très vive allure d’ici 2020 car c’est la condition de la sortie de la pauvreté de leur population.
Malgré les discours de Barack Obama, les Etats-Unis ne peuvent réduire leurs émissions qu’à la marge (4 % par rapport à 1990 !). Leurs logements sont deux fois plus vastes que les nôtres, les distances à parcourir deux fois plus grandes et ils ont besoin du charbon pour fabriquer la moitié de leur électricité.
Enfin, avec un huitième des émissions mondiales, l’Europe ne peut rien de significatif. Même si ses rejets disparaissaient entièrement, l’impact serait minime au niveau de la planète et rapidement compensé ailleurs.
La seule manière de diminuer les émissions planétaires de CO2 serait en définitive de supprimer ou tout au moins de réduire l’extraction du pétrole, du gaz naturel ou du charbon qui en provoquent l’essentiel. Qui pourrait le croire ? L’humanité n’a jamais autant foré de puits de pétrole, construit de gazoducs et ouvert de mines de charbon.
Il faut donc se rendre à l’évidence : l’objectif de réduction des émissions planétaires est inaccessible et le stock de CO2 au-dessus de nos têtes va continuer à croître, ce qui laisse place à deux hypothèses et à deux seulement.
Si les experts officiels ont raison, la planète court à la catastrophe : réchauffement incontrôlé, montée des océans, famines, migrations massives de population.
Fort heureusement, il existe d’autres experts, de plus en plus nombreux, qui affirment qu’il n’est nullement prouvé que les activités humaines aient une influence significative sur le climat, et que celui-ci a toujours varié au cours des siècles, avec ou sans l’homme. Ils avancent de bons arguments en ce sens, à commencer par le fait désormais reconnu que le mouvement de réchauffement de la planète qui avait caractérisé le dernier quart du vingtième siècle a cessé depuis dix ans.
Il reste à espérer qu’ils aient raison, et que la fin du monde ne soit pas pour demain.

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